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- Le réseau téléphonique commuté (RTC)
Le réseau téléphonique permet de choisir son correspondant au moyen du clavier, de
converser, d'échanger des informations écrites (télécopie) ou informatiques avec lui.
Il est composé de noeuds (les commutateurs), raccordés par des liens (les artères de
transmission). Depuis fin 1994, les réseaux de France Télécom sont
entièrement numériques (liaisons MIC) et la commutation est temporelle. Mais la chevelure
(les lignes d'abonnés) reste en grande partie analogique.
Avant sa numérisation, et malgré son caractère analogique, le réseau pouvait offrir
des échanges de données numérisées. Il suffisait que les deux terminaux en
communication possèdent un modem. C'est le cas du Minitel en relation avec
des serveurs du réseau Télétel. C'est également grâce à l'utilisation de
modems (et d'une norme d'interfonctionnement définie à la fin des années 1970) que les
télécopieurs se sont multipliés.
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- NUMERIS, le réseau numérique à intégration de services (RNIS) de France Télécom
L'information est numérisée de bout en bout, jusque chez les abonnés. Une ligne
d'abonné peut véhiculer ainsi plusieurs canaux (1 canal à 64kbit/s est nécessaire pour
transporter la voix numérisée) ce qui permet de nouvelles facilités et de nouveaux
usages.
Le RNIS de France Télécom a pour caractéristique d'être construit sur le réseau RTC :
du point de vue matériel, la migration vers Numéris se fait essentiellement en modifiant
les deux extrémités de la ligne d'abonné.
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Vers un réseau intelligent...
La numérisation du réseau a permis de développer de nombreux services pour satisfaire
la clientèle. On peut en citer quelques-uns :
- renvoi d'appel qui permet de faire aboutir ses communications là où on le désire,
- conversation à trois pour une miniconférence;
- carte France Télécom permettant d'imputer les communications sur le compte d'un
abonné en déplacement,
- carte bancaire utilisable dans certains publiphones,
- numéro vert qui impute les communications à l'organisme demandé,
- numéro universel qui est attribué à une entreprise ayant plusieurs établissements :
tout appel est aiguillé vers l'établissement le plus proche.
Enfin, l'interconnexion avec les réseaux de données permet d'établir des services
sophistiqués en associant à ces services les messageries, les annuaires, etc... |
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De nouveaux usages...
On peut converser en interrogeant une base de données distante, recevoir les images en
couleur mises en mémoire dans cette base (par exemple, un catalogue). Des médecins
peuvent se concerter rapidement en se transmettant des images médicales. La visiophonie
apparaît dans des conditions optimales. Des entreprises utilisent Numéris pour une
gestion rapide de leurs stocks, etc... Par ces possibilités accrues, et du fait que ses
normes sont définies par le Comité Consultatif International Télégraphique et Téléphonique
(CCITT), Numéris est appelé à devenir le second réseau. |
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Créé en 1978, Transpac est un réseau mondial de transmissions de données par paquets
(on dit souvent "réseau X25"). Au départ, les données sont fragmentées
en paquets de 4096 octets (ou caractères) au maximum, précédés chacun du code du
destinataire, de l'indication du message auquel le paquet appartient et de sa place dans
le message. Recevant des paquets de différentes provenances, le premier commutateur les
mémorise le temps de les "raccrocher" les uns aux autres suivant leur
destination, pour constituer des "trains". Arrivés à destination, les paquets
d'un même message sont assemblés dans l'ordre et envoyés au correspondant. L'opération
s'effectue en moins d'une seconde. Cette technique du "circuit virtuel" comporte
trois avantages : rapidité, économie, fiabilité puisque les paquets peuvent emprunter
plusieurs itinéraires.
Le réseau Transpac est utilisé notamment :
- pour acheminer le trafic Télétel (Minitels - serveurs),
- pour la monétique et le paiement par carte,
- pour constituer des réseaux d'entreprises;
- pour échanger des courriers et des fichiers intra- et inter-entreprises à grande
vitesse (Atlas 400).
Comme la plupart des réseaux de données numérisées, le réseau Transpac n'est pas
conçu pour la transmission de la voix ni des images animées en temps réel.
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- Le réseau à large bande ATM (Asynchronous Transfer Mode)
La définition et la mise au point de ce réseau a été faite à Lannion, dans les
laboratoires du Centre National d'Etudes des Télécommunications. Pour répondre à la
demande des techniques issues de l'informatique et notamment des applications multimédia,
il était nécessaire de disposer d'un réseau capable de transporter des débits
importants, dans un mode commuté.
Ouvert fin 1994, le réseau ATM Pilot a inauguré le nouveau réseau de
données européen. Offrant la souplesse des ordinateurs (et de leurs réseaux de données
à commutation de paquets) et garantissant le transfert de la voix et des images en temps
réel (comme le fait la commutation de circuits), le réseau ATM est un pas
supplémentaire vers le mariage des télécommunications et de l'informatique.
Sa souplesse est telle qu'il devrait être capable d'assurer un jour, partout et à chacun,
le débit (infime ou important) nécessaire, au moment où il en a besoin. De la
transmission de quelques octets pour télécommander le chauffage de la résidence
jusqu'aux débits importants nécessités par la télévision à la demande.
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